Quand les insectes font voyager : le Suivi Photographique des Insectes Pollinisateurs s’exporte en Corée du Sud !

Le 03.07.2017
Par: 
Lisa Garnier
Catégorie:
Argyreus hyperbius © Hortense Serret

Cet été sera placé sous le signe des insectes, qui vrombissent, nous enquiquinent, nous piquent et nous chatouillent ! Alors, on commence par un voyage. Un voyage lointain en Asie.

Des espaces verts franciliens à Séoul

Hortense Serret, dont je vous ai déjà parlé dans « Oui, les espaces verts des entreprises peuvent contribuer à « aider » la biodiversité commune » est partie développer ses activités de chercheuse en conservation de la biodiversité dans un laboratoire de recherche coréen localisé à Séoul.

Vigie-Nature en Corée du Sud

Et elle a emporté dans sa valise un protocole de Vigie-Nature : celui du Suivi Photographique des Insectes Pollinisateurs (Spipoll) !

© Hortense Serret

D’autres insectes

Vous allez me dire « mais les espèces sont-elles identiques là-bas ? » Justement non ! Mais un peu quand même…

Quand les participants au Spipoll aident à la détermination de pollinisateurs de Corée !

Comme Hortense n’est pas une pro de la détermination en insectes, elle a envoyé des photographies sur le forum du Spipoll afin de faire valider les déterminations de ces grands groupes d’espèces par les participants au Spipoll, devenus de plus en plus experts ! Comme quoi, tout le monde commence un jour par douter et se tromper lorsqu’il s’agit de donner un nom à une plante, un oiseau, un insecte !

Les sciences participatives portées par l’édition scientifique

« La démarche en Corée est très différente de celle que nous avons en France » m’a raconté Hortense. « C’est une maison d’édition scientifique pour enfants, DongaScience, qui porte le projet. »

 

© Hortense Serret

Une science vivante

« Elle organise des animations et les sciences participatives représentent un moyen pour elle de faire le lien entre la science et son public. Au départ, ils avaient développé un programme participatif sur les abeilles domestiques. Je leur ai proposé d’utiliser le Spipoll pour qu’on puisse acquérir des données standardisées, avec lesquelles il est possible de faire des analyses plus pertinentes et plus poussées. »

Mesembrius faviceps© Hortense Serret 

Premiers résultats

« Mon objectif est, dans un premier temps, de connaître quelles sont les espèces de pollinisateurs les plus communes en Corée (et plus particulièrement au sein de la vaste agglomération de Séoul) et comment 

elles se répartissent en fonction des habitats. Pour le moment, sur les 2 000 lecteurs contactés en Corée, 112 personnes ont participé cette année (contre 84 l’année dernière) et ont déjà fait plus de 1 400 collections, dont 1 000 sont géolocalisées. C’est encourageant ! »

Argyreus hyperbius © Mike Friel | Flickr

Validation participative

« Ma prochaine étape est de réaliser une clé de détermination et je vais probablement partager l’ensemble des photographies collectées sur une page Flickr spéciale afin que les participants aux Spipoll les plus avertis puissent m’aider à valider les groupes d’espèces. »

Le projet 65 Millions d’observateurs

« Pour la suite, je compte sur les outils informatiques développés actuellement par le projet 65 Millions d’observateurs. Ils permettront de développer et consolider la communauté des participants coréens. »

Qui sait ? On verra peut-être des échanges ou des jumelages se créer par la suite ?

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Lisa Garnier, le lundi 03 juillet 2017

Contact : lisa.garnier@mnhn.fr

AGENDA

Je représenterai Vigie-Nature le 14 juillet 2017 lors du Festival du Journalisme vivant lors des recontres de juillet à Autun dans la thématique La science dans nos vies ! Tout le programme est ici !