Les fiches espèces

Remarques générales sur les fiches espèces

Les fiches espèces que nous présentons dans cette rubrique sont réalisées

1) sur la base des connaissances actuelles, ce qui implique qu’en fonction du progrès des connaissances elles sont susceptibles d’évoluer.

2) Pour certaines espèces et, dans certains cas litigieux, pour la majorité d’entre elles, les critères basés sur les seules émissions ultrasonores ne permettent pas une identification à 100%, en particulier sur des séquences courtes comme celles que fournit le protocole de transect routier. Des zones de chevauchement existent ! Dans le cadre de ce suivi, nous avons alors eu recours à plusieurs procédés :

- des limites arbitraires ont été retenues pour les critères purement quantitatifs quand ils présentent un recouvrement comme c’est le cas pour la fréquence terminale des cris de chasse de la Pipistrelle Commune par rapport à la Pipistrelle Pygmée et des pipistrelles de Kuhl et de Nathusius par rapport à la P. Commune. Les zones de chevauchement nous paraissaient en effet suffisamment étroites ;

- quand ce chevauchement est très important, comme pour les pipistrelles de Nathusius et de Kuhl nous avons préféré les regrouper dans la même catégorie"Nathusius/Kuhl" ;

- enfin des regroupements au niveau du genre restent bien souvent la seule possibilité pour les émissions du genre.

3) les extraits sonores présentés proviennent de la base de données constituée des enregistrements réalisés dans le cadre du suivi des chauves souris communes (cf. rubrique protocoles). Les extraits présentés sur ce site sont libres de droit à partir du moment où lors de leurs utilisations ultérieure la source complète (cf titre du document) est citée.

4) la majorité des sonagrammes présentés dans les fiches espèces ont été produit à l’aide de Syrinx avec la configuration initiale proposée pour ce projet (voir mini guide Syrinx)

Le sonogramme

Un sonagramme permet de représenter en deux dimensions l’évolution des composantes spectrales d’un signal en fonction du temps. Le temps est porté en abscisse, la fréquence en ordonnée et l’intensité de chaque composante est codée en couleurs ou en niveaux de gris (cas du logiciel Syrinx). L’algorithme utilisé pour la décomposition du signal est basé sur une variante discrète de la transformée de Fourier, la transformée de Fourier rapide ou FFT. En pratique, les calculs sont effectués sur des "tranches" temporelles successives très courtes. Il s’agit donc d’une fenêtre que l’on fait glisser sur l’ensemble de la séquence. Comme dans toute mesure physique, on ne peut espérer une définition parfaite. Si la fenêtre est très étroite, la précision temporelle sera élevée mais aux dépens de la précision en fréquence et réciproquement. Il n’y a pas de paramètrage idéal. La partie initiale très modulée d’un cri de Pipistrelle par exemple, s’analysera mieux avec une fenêtre étroite (256 points) alors que la partie finale aplanie se visualisera mieux avec une fenêtre plus longue (1024 points).

Comparaison de fenêtres FFT.