Oreillard gris (Plecotus austriacus)

Fichiers extraits d’enregistrements ultrasonore de Plecotus austriacus

Pleaus1 : ce fichier montre une courte série de cris d’écholocation émis à un rythme rapide. Ces cris sont courts (1-3 ms) et la première harmonique est presque aussi intense que le son fondamental. Le rythme rapide indique que l’animal vole à proximité du feuillage, ce qui est un comportement habituel pour les oreillards. Ces cris sont faibles en intensité et sont rarement rencontrés dans les enregistrements du suivi. En arrière-plan, une Sauterelle verte (Tettigonia viridissima)

 

WAV - 5.6 Mo
 
Pleaus1
Left time expansion Right direct moving call 28/07/2008 France, Gironde, Mourens (44°39’N 0°13’O) Lisière bois-vigne Ondine Filippi-Codaccioni

Pleaus2 : e fichier montre une longue séquence de cris d’écholocation émis à un rythme lent. Ces cris sont relativement longs (3-5 ms) et la première harmonique a une intensité modérée. On reconnait ici les cris de transit d’un oreillard à la forme en "S", la fréquence terminale avoisinant les 20 kHz et la sonorité molle et nasillarde. Ces cris sont plus souvent rencontré dans les enregistrements du suivi car émis à une plus forte intensité que les cris de "chasse près du feuillage". En arrière-plan, une probable Sérotine commune (bien visible sur le direct en fin de séquence).

WAV - 7 Mo
 
Pleaus2
Left time expansion Right direct moving call 31/08/2008 France, Gironde, Podensac (44°38’N 0°22’O) Forêt Ondine Filippi-Codaccioni

Distinction entre espèces d’oreillard : Jusqu’à il y a peu, les espèces d’oreillards étaient réputés indiscernable par l’acoustique. Cependant, des travaux de Michel Barataud ont permis de mettre en évidence des différences assez marquées au moins entre l’oreillard roux et le gris. Ces travaux ont été présentés sous une forme préliminaire au XIth European Bat Research Symposium à Cluj Napoca en Roumanie (Août 2008). L’examen des oreillards contactés dans le cadre du suivi met en évidence une forte majorité d’oreillards gris, probablement du fait d’une meilleure détectabilité (transit plus fréquents en milieu ouvert) que d’une plus grande abondance.